Du 3 septembre au 22 novembre 2026, l’Hôtel de Crillon ressuscite son Tea Time Marie-Antoinette au Jardin d’Hiver. Une édition très couture imaginée avec Manolo Blahnik et le chef pâtissier Matthieu Carlin.
Que se passerait-il si Marie-Antoinette revenait prendre le thé place de la Concorde en 2026 ? Elle mangerait probablement un Saint-Honoré, boirait une coupe de champagne rosé et, détail non négligeable, porterait des Manolo Blahnik.
C’est en tout cas l’univers que convoque l’Hôtel de Crillon, A Rosewood Hotel, à l’occasion du retour de son emblématique Tea Time Marie-Antoinette. Du 3 septembre au 22 novembre 2026, le palace parisien remet à l’honneur la plus célèbre des reines de France autour d’une expérience qui mélange pâtisserie, histoire et mode.
Et pour cette nouvelle édition, le Crillon s’est offert un invité particulièrement bien choisi : Manolo Blahnik.
Marie-Antoinette en Manolo
Le rapprochement n’a rien d’anecdotique. Le créateur entretient depuis longtemps une fascination pour l’esthétique de Marie-Antoinette et c’est notamment lui qui avait imaginé les souliers portés dans le film Marie Antoinette de Sofia Coppola, sorti en 2006.

Vingt ans plus tard, son univers rencontre donc celui du Crillon pour habiller ce tea time d’une dimension beaucoup plus couture.
Le lieu possède lui-même un lien particulier avec la souveraine. La légende raconte que la jeune Marie-Antoinette venait y suivre des leçons de piano dans le salon qui porte aujourd’hui son nom. Une histoire dont le palace s’empare pour imaginer une expérience contemporaine inspirée de l’élégance du XVIIIe siècle.
Une gaufre royale
Évidemment, pas de tea time sans pâtisseries. Aux commandes, le chef pâtissier Matthieu Carlin s’est inspiré des goûts attribués à Marie-Antoinette pour imaginer une sélection de créations sucrées et salées.
Le chocolat, que la souveraine appréciait particulièrement, prend notamment la forme d’une Gaufre Marie-Antoinette, réalisée en brioche feuilletée au chocolat et accompagnée d’un praliné noisette maison.
Les fruits de saison complètent le tableau avec une figue à la cardamome verte et une création autour de la myrtille et de l’amande. Quant au grand classique de la pâtisserie française, le Saint-Honoré, il se réinvente ici autour d’une vanille grillée.
Le souci du détail se poursuit jusque dans le service puisque l’ensemble est présenté dans la collection Marie-Antoinette de la Faïencerie de Gien.

Du champagne « digne d’une reine »
Pour pousser le clin d’œil historique encore un peu plus loin, le Crillon associe également son tea time à Rare Champagne.
L’histoire de la maison remonte à 1785, lorsque Florens Louis Heidsieck aurait imaginé créer une cuvée « digne d’une reine », avec Marie-Antoinette en ligne de mire.
Plus de deux siècles plus tard, c’est le Rare Rosé Millésime 2014, aux notes annoncées de rose, de violette et de fruits rouges, qui accompagne l’expérience proposée au Jardin d’Hiver.
Deux formules sont disponibles : le Tea Time Marie-Antoinette est proposé à 108 euros par personne, avec un verre de thé pétillant BLÅ de Sparkling Tea, ou à 138 euros avec un verre de Rare Champagne Rosé 2014.
Servi du jeudi au dimanche, du 3 septembre au 22 novembre, ce rendez-vous fait ainsi dialoguer trois univers que l’on aurait difficilement imaginé réunir ailleurs : le Paris du XVIIIe siècle, la haute pâtisserie contemporaine et les escarpins les plus célèbres de la mode.
Finalement, Marie-Antoinette n’aurait peut-être jamais prononcé « qu’ils mangent de la brioche ». Mais au Crillon cet automne, la brioche feuilletée au chocolat, elle, sera bien réelle.

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